En avril, j’avais accompagné un groupe de coureurs sur le marathon de Rotterdam pour faire pacer. Cette fois-ci, j’ai suivi la course de mes amis participants à la Maxirace.
Direction Annecy dès jeudi pour que nos maxiracers puissent se reposer, avant le départ prévu à 5h00 le samedi matin. Nos deux fadas de l’ultra eux débutaient à 1h30 le samedi.
Après 7h de bus, nous débarquons à Annecy, la ville est charmante, je profite du dîner pour en découvrir un peu plus avec le vieux Annecy.
Le lendemain, je pars pour un run avec Gaël avant de partir au chalet l’Aulps avec le groupe pour aller s’oxygéner. La vue est fantastique. Après le déjeuner dans un refuge, nous redescendons pour récupérer les dossards. Chacun part ensuite pour se préparer. On bouffe des pâtes et dodo pour tout le monde.
2h55, le réveil sonne. Nous sommes le samedi en pleine nuit. Je me réveille doucement au bruit des bandes de strap qui craquent dans la chambre. Mes colocataires du week-end se préparent avec minutie. Tout semble calculé, ils savent où ils vont. Je les sens concentré, il n’y a pas de regard, pas d’échange. Moi, je m’habille et je pars au petit-déjeuner pour prendre des forces avec cette journée qui s’annonce longue.
4h10 départ de l’hôtel. Je dépose les garçons à deux pas de la ligne de départ de la Maxirace. Je me gars pour leur souhaiter toute la réussite possible. Et puis je pars dans la première côte au pied du Semnoz. Premier passage, les premiers coureurs sont impressionnants, ils grimpent cette côte à grande allure. Juste derrière François m’aperçoit. Moi, je ne vois rien ébloui par les frontales. Je constate tout de même que le champion François D’Haene est deŕriere mon champion. Le gros des troupes passe devant moi, j’ai du mal à savoir qui. Je pense avoir reconnu Renan, Bertrand, Matthieu et Thomas.
Je pars à mi-ascension au premier point de contrôle. Je vois passer les copains jusqu’à Olivier qui est tout sourire malgré sa cheville, le strap doit faire son effet. Tout semble rouler impecable. Hormis François qui s’est fait reprendre par D’Haene, il aurait pu s’accrocher !

Maxirace-départ
FOCUS CP1 : nous sommes quelques courageux et deux bénévoles pour accueillir les coureurs. Le jour se lève doucement à travers la cime. Je m’avance un peu dans le chemin pour voir les coureurs et prendre quelques photos. Je m’assois dans la mousse. Je suis prêt, au taquet. Pas de bol, ils ont encore tous leurs frontales… photos floues.
Je dois suspendre mon suivi puisque je vais chercher les filles à l’hôtel pour les emmener au départ de la Femina race. Je récupère également les autres accompagnateurs du groupe.
7h15 départ vers Menthon Saint-Bernard. Elles sont moins stressées que les mecs de la maxirace ! On les prépare au mieux et on leur souhaite une bonne course. Une fois déposées, on prend la direction du point de passage de Maisons pour voir passer la Maxirace. On aperçoit la tête de course. Les dégâts sont déjà là, deux favoris abandonnent à ce point. Après le passage de François, on repart pour avoir le temps de le retrouver à la mi-parcours à Doussard. En plein milieu de la vallée la chaleur est forte. Il y a peu d’ombre. Les coureurs souffrent.
On voit passer tout nos coureurs les mines sont déjà plus ou moins marquées. Ils sont contents de nous voir à leur passage. Mais savent que la seconde partie sera plus compliquée avec la fatigue mais aussi une trace plus technique, plus exigeante.
FOCUS DOUSSARD: point de passage de nombreuses courses Doussard est une cours des miracles du trail. Entre les abandons, les dodos express dans les champs, les cris, les supporters… mais le mieux ce sont les professionnels de l’accompagnement. Ils sont à minimum deux pour un coureurs. Ils ont préparé un siège de camping pour leur champion. Dès que le trailer arrive, il est pris en charge comme un formule1 dans un arrêt au stand. Ils s’affairent autour de lui. Chaque question amène une action. Boisson énergétique, check. Chaussures enlevées, check. Chaussettes changées, check. Petit massage des mollets, check. Maillot sec, check. Le mec est retapé pour 42 prochains kilos, il repart dans le peloton d’anonymes mais il a dû se sentir comme une star le temps d’un arrêt au stand.
Le temps de voir passer tous nos coureurs, il est temps de rentrer chercher nos dossards pour la course du lendemain.

Maxirace-Doussard
On repart avec Marsu (qui termine sa course du jour et doit repartir le lendemain pour une seconde course) et Olivier qui préfère arrêter à mi course. Courageux déjà d’avoir fait 42k avec une cheville en vrac.
Apres un passage à l’hôtel, on retourne au village. Puis nous attendons le premier de notre groupe. Il arrive après 13h de course, François est un monstre de retour d’une grosse aponevrosite, il réussi à battre son record sur cette course. Respect.
FOCUS ARRIVEE: idéalement située au coeur du village, la finish line est belle mais le hic, c’estvle manque d’animations. Après 85k d’effort on s’attend à être accueilli en héros ! Mais là non. Les animateurs sont absents… quand ils prennent la parole c’est pour discuter entre eux. Dommage. Ça ne vaut pas les Templiers !
Je le raccompagne à l’hôtel et je passe le relais du suivi aux filles qui ont fait une belle course.
Je continue mon suivi dans mon lit sur l’appli Live info. Je transmets les infos aux différents groupes de courses. Les derniers arrivant seront à Annecy à minuit. Arrivée dans un village sans sono, sans speaker, sans lumière… merci aux bénévoles d’être restés.